Le monde de Simon du Fleuve, un monde possible pour les générations futures

Simon du Fleuve

Source : generationsfutures

Le monde de Simon du Fleuve, un monde possible pour les générations futures

A travers les aventures de Simon Du Fleuve, M. Auclair a fait preuve d'une acuité extraordinaire sur ce que nous réserve probablement l'avenir. J'éprouve le besoin de partager les clichés de ce monde apocalyptique pour que chacun puisse prendre conscience que notre destinée peut prendre une tournure dramatique. Cette page est donc une sorte d'avertissement pour nous inciter à modifier notre mode de vie actuel qui de toute évidence n'a pas un caractère durable ou soutenable. Toutes les phrases entre guillemets sont tirés des bulles de la bande dessinée. 

Sommaire :
Comment le monde industriel s'est-il écroulé ?
La misère d'un monde d'exode et de violence.
Les paysages que traverse Simon Du Fleuve
La vie hors des Cités, le retour au contact de la terre et de la nature.

       

 

Comment le monde industriel s'est-il écroulé ?

"Les symptômes ont commencé à se manifester vers les années 1967-1968. Je crois. Les jeunes de différents pays du globe, inquiets, ont demandé à se faire entendre vainement."
M. Auclair a réaliser cet album en 1976. Il a donc été fortement marqué par la révolution culturelle de mai 1968. C'est donc logiquement le point de départ de la descente aux enfers de la civilisation moderne. 

"Deux grandes puissances d'alors se livraient une lutte économique sans merci et soit directement, soit par peuple interposés, s'engluaient dans des guerres sans fin, où les peuples agressés luttaient vaillamment pour leur dignité d'hommes libre." Cette phrase témoigne de l'atmosphère de la guerre froide qui régnait pendant les années 60 et 70. A l'époque, il paraissait inconcevable que cette lutte s'arrête tellement les conflits étaient récurrents. Je pense que M. Auclair a été fortement marqué par le caractère guerrier de l'homme et la violence de l'histoire qu'il raconte en témoigne largement.

"Or, pendant ce temps les ressources énergétiques de la planète s'amenuisaient, des cris d'alarme s'élevaient de toutes parts. Des peuples comprirent qu'ils possédaient une arme de choix, un liquide qu'ils tiraient de la terre, le pétrole. Et sur lequel était basée presque toute l'économie de ces autres pays hyper-consommateurs."  Dans les années 70, le Club de Rome montra que le monde ne pouvait plus accroître indéfiniment sa consommation de ressources. En 1974, le premier choc pétrolier inspira l'auteur qui comprit que la fin de l'approvisionnement en pétrole nous mènerait à la fin de la civilisation industrielle. Même si le choc de 1974 ne fut pas le choc décisif pour que plonge le monde moderne. M. Auclair a écrit quelque chose qui est toujours d'actualité et qui pourrait réellement se produire avant 2015 ! L'histoire de Simon Du Fleuve pourrait réellement exister avec un décalage de seulement 30 ans. C'est d'ailleurs pourquoi cette bande dessinée m'a marqué et en a marqué un grand nombre.

"Des conflits éclatèrent en différents points du globe pour s'approprier les richesses qui s'y trouvaient..."
La guerre du pétrole n'a pas eu lieu toute de suite après 1974. Elle a démarré en 2003 en Irak. Elle continue de se poursuivre aujourd'hui et menace d'embrassement générale toute la région du Golfe Persique. L'Iran et l'Arabie Saoudite seront probablement les prochains théâtres d'opérations militaires, l'Irak et le Koweït étant les bases arrières des armées occidentales dans la région.



La guerre du pétrole n'a pas eu lieu peu après 1974, elle a commencé en 2003 en Irak. M. Auclair a donc écrit une histoire qui pourrait n'avoir qu'une trentaine d'années d'avance sur son temps.

"La situation mondiale de cette époque-là était d'une complexité sans nom. Partout, dans chaque nation, des minorités nationales se réveillaient et se lançaient dans la lutte contre les agresseurs.
Ce qui est intéressant ici, c'est que l'auteur avait anticipé quelque chose qui est en train de se passer en ce moment, et donc avec les fameux trente ans d'avance. Le fait que le Front National soit présent au second tour en 2002 est bien un réveil des minorités nationales. Aujourd'hui, on observe bien un réveil de toutes les minorités communautaires à travers le monde. Lorsque Auclair écrivait ces lignes, les extrêmes politiques représentaient à peine un quart des votes. Aujourd'hui, c'est pratiquement plus de la moitié en additionnant ceux qui ne vote pas et ce qui vote aux extrêmes. Le décor semble donc très réaliste. 

"Les grandes puissances, empêtrées dans leurs contradictions idéologiques armées jusqu'aux dentes d'engins atomiques, capables de les rayer mutuellement de la carte de la planète, réfrénèrent leurs désirs de domination et évitèrent à grande peine l'holocauste."   
Auclair a écarté l'hiver nucléaire de l'arbre des possibles. Souhaitons qu'il ait raison et qu'effectivement les puissances d'aujourd'hui : l'Europe, les Etats-Unis, la Chine et l'Inde arrivent à éviter l'usage de ces armes lors des conflits à venir. Il me semble difficile cependant d'écarter l'éventualité d'attentats nucléaires touchant les grands complexes pétroliers dans le monde et perpétrés par des terroristes islamistes, voire des écologistes extrémistes devenus fous de constater la destruction de la nature. C'est d'ailleurs au prix de ce genre de piqûre de rappel que les pays détenteurs de l'arme nucléaire se mettront peut être d'accord pour enfin détruire leurs stocks d'armes.

Quand quelques années auront passé après les fameux attentats nucléaires ou la guerre du pétrole acte IV (nous sommes dans l'acte III) dans le Golfe, le prix du pétrole crèvera les plafonds en fleuretant avec les 300 dollars. Les économies de service s'écrouleront, plus de la moitié de la population sera au chômage. Les manifestations quotidiennes feront vaciller les autorités dans les démocraties. La violence actuelle des manifestations étudiantes témoigne du climat qu'il pourrait régner dans quelques années. Je crois qu'avec Auclair, nous sommes sur le fil du rasoir entre la fiction et la réalité. 


"La désaffection des populations et leur lassitude étaient devenue grandes. Les troubles éclatèrent partout, les services du maintien de l'ordre étaient débordés. Ce fut la chute.

"Et c'est dans les pays les plus évolués matériellement qu'elle fut le plus cruellement ressentie."


"On vit des exodes massifs vers les campagnes, puis des regroupements s'opérer, une vie communautaire s'instaurer."

Effectivement la chute risquerait d'être particulièrement dure dans les pays développés et en particulier au niveau de l'agriculture. Comme on le voit ici les hommes imaginés par Auclair durent réapprendre le travail de la terre sans machines et sans animaux. Il fallait se réapproprier le savoir faire du début du vingtième siècle qui avait été effacé de la mémoire collective par la civilisation moderne et ces millions de moteurs avides de pétrole et d'électricité. Il est probable que les animaux manqueront et que les populations seront obligées dans un premier temps de travailler la terre à la main comme à l'âge de pierre.   

"Les agriculteurs sédentaires cultivant pour les pasteurs nomades et les pasteurs élevant pour les sédentaires." L'envie de vivre était la plus forte et des groupes d'hommes et de femmes s'adaptèrent à leurs nouvelles conditions de vie.

Parallèlement à ce retour à la terre d'une grande partie de la population, Auclair a imaginé que perdure un embryon de monde moderne qui s'est organisé autour des anciennes capitales pour que l'humanité renaisse sur d'autres bases et cesse cette régression. Ces cités sont des Mégapolis qui ont réuni tous les moyens techniques utilisables, ainsi que les ressources énergétiques encore exploitables. Elles disposent de bases avancées dans la campagne de manière à regrouper les populations. Ces cités sont regroupées sous un gouvernement mondial avec un semblant de démocratie (un système inadapté pour l'époque).


"Ces bases avaient un caractère militaire, et la méfiance - voire l'hostilité - fut grande. On se souvenait du passé..."

Les Mégapolis prirent vite la tournure militaire et dictatoriale. Des Cités firent sécession avec le gouvernement international. "Des chefs soutenus par des troupes mercenaires, s'instituaient "Maître des Cités". Les épurations devenaient quotidiennes et quelques personnes prirent conscience qu'en fait, sous des prétextes humanitaires, nous réarmions des dirigeants qui iraient, dès qu'ils le pourraient, réinstaurer un ordre totalitaire." Ces personnes, des chercheurs, prirent la fuite et formèrent avec d'autres le Clan des Centaures, un clan de nomades qui réapprenaient à vivre avec la nature. Les confrontations armées étaient régulières et le coup de crayon de Auclair témoigne de cette violence.

"... Des heurts violents eurent lieu, surtout avec les nomades qui avaient réappris la liberté et refusaient toute intégration."

Simon Du Fleuve est vraisemblablement né au moment de la chute du monde industriel, vers les années 1980 d'après ma lecture attentive. Le personnage dessiné par Auclair est adulte, probablement 30 ans, voire 35. Donc l'essentiel de l'histoire se déroule dans les années 2010, ce qui pourrait pour nous être les années 2040 (décalage respecté de 30 ans). J'aurai 62 ans à cette époque future et j'espère vraiment un autre dessein à notre civilisation.

Simon Du Fleuve est le fils d'un chercheur qui a mis au point une arme laser (un pistolet). Son père a été assassiné par ceux des Cités et Simon s'est enfui avec cette arme après avoir détruit les plans permettant de la construire. Au cours de l'histoire il prendra le parti de détruire cette arme pour empêcher à jamais qu'elle ne tombe entre les mains des maîtres des Cités. Simon Du Fleuve parcourt ce monde post industriel à la recherche de nouveaux idéaux où l'homme retrouverait une harmonie avec les siens et la nature.

Entre 1980 et 2010, la population de la planète est probablement passée de 5 milliards d'habitants à 1 milliards ! Quatre milliards de personnes sont mortes en trente ans simplement à cause de la dégradation brutale de l'hygiène de vie, sans que n'explose la moindre bombe atomique. L'holocauste, l'hiver nucléaire a été évité de justesse, mais la décroissance exponentielle de la démographie est allée de paire avec la chute brutale du monde moderne et tous ses moyens de production et en particulier de la nourriture. Aujourd'hui, nous sommes sur le point d'atteindre 7 milliards d'habitants sur notre planète, et il paraît (je l'ai lu je ne sais plus où) que la planète cultivée biologiquement ne pourrait nourrir que deux milliards d'individus au maximum [NOTE DE RL : c'est un faux problème, probablement lancé par les défenseurs de l'agriculture scientiste/industrielle. Tout dépend comment on utilise cette terre. Si on l'utilise plus sobrement (cf. empreinte écologique et végétarisme), certaines personnes, comme Marcel Mazoyer, estiment que l'ont peut nourrir sans problème 10 milliards d'êtres humains. Et puis il serait sans doute plus juste de parler d'agriculture paysanne plutôt que biologique (sachant que la première permet la seconde)].
Auclair n'a pas parlé de cette décroissance démographique, on la devine seulement par les nombreux paysages où la végétation a repris ses droits mais où l'humain est totalement absent, à part les vestiges du passé. [NOTE DE RL : la baisse de démographie pourrait être provoquée aussi par la baisse de ressources en eau potable ou encore par la disparition du pétrole-bon-marché]

Voilà pour l'histoire et la chronologie de la chute de notre monde moderne, je vous invite à poursuivre en analysant les différents clichés qu'utilise Auclair pour caractériser ce monde où vécu Simon Du Fleuve en 2010.

La misère d'un monde d'exode et de violence

Les populations survivantes errent dans la misère à travers un monde crépusculaire où tout n'est que ruines. 

Dans la Cité NW3, Auclair fait parler un personnage : Jason, qui dans l'histoire a le rôle d'un sniper qui sème la terreur dans les ruines de Paris. Voici quelques extraits de ce qu'il raconte sur la nature de ce monde qu'il a vu disparaître.

"Partout ce n'était que peur et défiance, quand ce n'était pas une violence aveugle qui faisait force de loi, surtout dans les ruines des villes où régnaient des bandes de nature indéterminée."
"Jason avait traîné à travers les pays des années durant, vivant de chasse, du repas offert par la communauté de rencontre. Il avait vu ce monde, par endroit tenter de se reconstruire, dans d'autres achever de s'effondrer."
" Il avait vu des cités achever d'être désertées, parce que toute possibilité de subsister y avait disparu. Il avait vu dans ces ruines, les militaires essayer de revivre les rêves d'un passé révolu, et réinstaurer leur force brutale dans des parodies dramatiques, parce que de sinistre mémoire."

Dans les planches des albums, on s'aperçoit que seuls les militaires ont accès à ce qui reste de ressources énergétiques. Les seuls véhicules que l'on peut voir circuler dans ce monde apocalyptique sont des véhicules militaires qui circulent sous forme de convois armés. Il vaut mieux éviter ce genre de contact car les militaires ont aussi besoin d'esclaves. 


"Un cri d'animal réveillant brusquement le silence dans ces maisons désertées, cernées de ces tours où l'on avait peine à imaginer qu'un jour des gens avaient pu vivre, ajoutait quelque chose de poignant à la solitude qui émanait de ce monde mort."

Des hordes de chiens, plus proche des loups que des chiens, écument les ruines et sèment la terreur chez ceux qui ont le malheur de croiser leur chemin.

Le monde dans lequel évolue Simon est violent. Les éleveurs nomades et les cultivateurs sédentaires cohabitent avec des bandes de pillards vomies par les anciennes villes et armées par les maîtres des cités violents.

"Simon réprimait à grand peine la nausée qui montait en lui à la vue de tant de monstruosités. Au nom de quoi des humains pouvaient-ils massacrer ainsi leurs semblables ? Au nom de quel idéal ?"
"Se battre, il n'y aurait jamais que cette possibilité avant que ne règne la sagesse."

Les paysages que traverse Simon Du Fleuve

Les paysages que traverse Simon du Fleuve témoignent de la société moderne. Les vestiges du passé sont omniprésents dans ce paysage où la nature reprend ses droits. Comme j'ai pu l'écrire précédemment, l'homme vivant semble absent des paysages. La démographie est très probablement réduite et il est presque plus vraisemblable que le monde de Simon Du Fleuve n'abrite même pas les trois cents millions d'habitants. Faire vivre 1 milliard de personne (démographie en 1800 !), cela exige une agriculture organisée et efficace qui occupe largement la paysage, or les paysages que traverse Simon sont improductifs pour les hommes. A titre de comparaison, la Terre comptait 500 millions d'habitants en l'an 1000. Et le Moyen Age disposait d'institutions puissantes (l'église, la royauté...) qui organisaient la production agricole et artisanale, assuraient la sécurité et la stabilité du système. Le monde de Simon est beaucoup plus instable et je l'imagine incapable d'abriter plus de trois cent millions d'habitants. 

 Il est frappant de constater la caractère durable des poteaux électriques construits à l'époque "moderne". De nombreuses planches de la bande dessinée sont illustrées par des lignes à haute tension plus ou moins détruite et où de toute façon plus aucun courant ne circule. 


" Tout le jour avait vu la troupe traverser des contrées neigeuses d'où émergeaient de temps en temps des vestiges du temps passé."

On voit aussi les restes des réseaux de transport qui jalonnaient jadis le territoire. Une voie ferrée désaffectée que l'on traverse à cheval. On remarque combien l'action des pesticides employés par la SNCF est durable. Y-a pas un arbuste au milieu de la voie.

  


Une Caravelle d'Air France clouée au sol sur le tarmac.

"A nouveau, ils avaient retrouvé les vestiges figés du passé."

Les aéroports avec des avions cloués au sol faute de carburant. Pour Auclair l'avenir de l'aviation était clair. Même s'il avait un peu anticipé ce qui pourrait se passer, il avait fondamentalement raison sur la fin de l'aviation.

Dans Les Pèlerins, Simon Du Fleuve rencontre un monorail sur lequel circule un aérotrain :

 
Un rail de béton court sur 20 km dans la plaine près d'Orléans.

        

Comme le montrent les photos placées à côté des planches de la bande dessinée, cet aérotrain a réellement existé en France dans les années 1970. Il devait relier Paris à Orléans. Un seul tronçon de 20 km a été construit entre Saran et Arthenay. L'aérotrain avait établi un record du monde de vitesse (430 km/h) le 5 mars 1974. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, M. Auclair a été inspiré par cette aventure technologique de l'aérotrain. Même si le TGV avait eu raison de l'aérotrain, il était toujours permis d'imaginer la résurgence de ce type de moyen de transport dans l'avenir sombre que dessinait M. Auclair.

Dans Les pèlerins, Simon Du Fleuve passe quelques temps à Chartre, une ville où il règne une atmosphère sympathique rappelant le Moyen Age. Les habitants occupent la vieille ville et s'y déplacent à pied où à cheval. Quelques images montrent des vestiges du passé comme cet Hôtel de France que l'on voit sur l'image du bas.

           

Dans Maïlis, Simon Du Fleuve découvre une ancienne centrale nucléaire dans laquelle vivent des "ombres", des monstres humains malades des radiations.

                 

Les compteurs Geijer des "ombres" crépitent à l'approche des combustibles radioactifs. Simon assiste au chargement du réacteur et découvre dans une notice le grand danger qui menace la région. D'après la notice, Simon a mis les pieds dans une ancienne centrale nucléaire à neutrons rapides et refroidis au sodium. S'agit-il de Super Phénix ? Peut être... Toujours est-il qu'à la fin de l'histoire la centrale explose à l'image d'une bombe atomique. Simon aura tout juste le temps de dégager la zone.

La vie hors des Cités, le retour au contact de la terre et de la nature



Voici l'intérieur d'une maison chaleureuse. Le décor est constitué de matériaux de récupération et de bois. Il y a une bibliothèque aussi précieuse que la nourriture. Les troubles de l'époque antérieur ont réduit la culture à pratiquement zéro. A côté les populations nomades habitent des habitations légères facilement démontables (les Yourtes) et du reste très confortables.

La vie quotidienne, c'est la découpe du bois de chauffage et de construction. Les moyens de communication sont rudimentaires et ancestraux. Les pigeons voyageurs apportent des nouvelles et aussi des menaces.

           

La culture du blé suit un rythme ancestral comme au moyen âge. Les moyens de culture sont rudimentaires.

Le cheval de trait pour le labour.

     

 Le blé est entreposé dans des caches pour qu'il soit à l'abri des pillards. Puis arrivent les bandes armées issues des cités qui vont détruire la ferme des cultivateurs de blé.

"Quand de leurs caches, les cultivateurs avaient vu le panache de fumée sombre s'élever au-dessus des collines, leurs poings s'étaient serrés de rage... Les femmes s'étaient blotties plus que de coutume contre leurs compagnons étouffant le gémissement rauque qui montait en elles."
"Dès qu'ils avaient pu revenir à la ferme, ils s'étaient employés à éteindre les foyers les plus importants et à sauver ce qui pouvait l'être encore."
"Puis la mort dans l'âme ils avaient constaté les dégâts."
"La désespérance était grande devant tant d'efforts encore une fois anéantis, et les coeurs se révoltaient devant tant d'injustice."


Après la destruction, il faut reconstruire avec les matériaux locaux.

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